Kill Me Again (Kill me Sarah, Kill me AGAIN with love...)
(Chroniques égocentriques : The Soundtrack Of Your Life)
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jeudi, octobre 27, 2005

SONG 407 : Wilco : Sunken treasure (Album : Being there 1996)

Un pas dans le brouillard. Rien qu'un pas. Déjà un pas. Un à la fois. Du noir clair au lieu du noir profond. Un pas. L'impatience ensuite de pouvoir en faire un deuxième. Mais un pas. Rien qu'un pas. En avant peut être. Dans le brouillard comment savoir. Un pas à la fois. Comme un leitmotiv insistant. Oublier le mal. Oublier la douleur. Penser un pas. Rien qu'un pas. Manger, boire, rire, vivre, aimer. Un pas pour ça. Un enfant jouait un air de flute maladroit tout à l'heure dans la cour, les notes hachées, brisées te parvenaient par la fenêtre ouverte. Brumes persistentes. Tu ne retiens rien du passé. Il se dissous comme poussière impalpable entre tes doigts. Dans la distance se perdent des éléments essentiels, particules élementaires, fragments d'existence. Eviter la pluie acide des retombées irradiées. Un pas dans le brouillard. Rien qu'un pas. Déjà un pas. Un à la fois. Chemins escarpés qui parfois s'éloignent et se retrouvent, chemins escarpés longeant ces précipices étouffants et vertigineux. L'appel du vide aussi. A oublier. Je t'envelopperai dans la ouate de mes bras pour que tu ne te cognes plus la tête, ou alors contre la mienne, juste contre la mienne. Et ces frayeurs enfantines qui remontent et crèvent à la surface du marécage de nos vies comme des bulles de gaz trop longtemps retenues sous la boue de nos échecs.
On ne fait que pleurer, on ne fait que crier, on ne fait que fuir, nos propres reflets dans le miroir oxydé de nos espoirs en échos impalpables. Echappés de nos corps mais toujours à portée de main. Un pas dans le brouillard. Rien qu'un pas. Déjà un pas. Un à la fois. Pour s'en rapprocher, les effleurer doucement, les apprivoiser, comme un chien abandonné redevenu sauvage. Et toujours, toujours, ce métal rouillé sous les doigts, dans la gorge, dans les veines. Tremper ton coeur dans le minium. Et ces pensées, ces mots, uniques, essentiels, fondateurs, accrochés aux méandres de ton cerveau, lueurs dans les circonvolutions ténébreuses de l'esprit défait.
Tu comprends, il y a les corps, il y a les âmes, et le goût de son plaisir sur tes lèvres, sur ta langue. Tu seras homme, tu seras femme, tu seras amant, tu seras mari. Tu comprends il y a le temps, il y a l'attente. Tu comprends, il y a les doutes, il y a la confiance noyée dans le passé. Tu comprends il y a ces coffres au fond de nous, il y a peut être le soleil à l'intérieur, on a oublié, il faudra forcer leurs charnières rouillées, ils auront des grincements sinistres. Tu comprends il y a le vent qui secoue les branches des arbres aux feuilles à peine jaunies, tu comprends il y a le temps encore avant qu'elles ne soient toutes tombées, il s'insinue le vent, dans les corps et dans les coeurs, il y a le temps encore, il fait vaciller les voiles noirs et épais masquant l'horizon et attise les braises des rêves enfouis sous la cendre des déceptions. Il y a du rouge encore, du sang qui coule, chariant ces sentiments qui bouillonent. Il y a le vent, il y a le souffle, il sort de nos bouches avides. Prends ma main, dans mes doigts il y a encore du plaisir. Un pas dans le brouillard. Rien qu'un pas. Déjà un pas. Un à la fois. Tu comprends. Tu comprends?

Kill.Me.Sarah | 16:35 |

Ego
Sexe : M / Age : 44
Profession : Aucun interet
Situation : Pissing in the wind

14 jours à La Baule (Pdf)

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