"Music in a foreign language, words that we don’t understand". Peut être est-ce à cause du dernier album des Pernice Brothers écouté pour la troisième fois depuis hier soir, de ce petit rayon de soleil qui vient frapper tes vitres, de ce petit bout de ciel bleu après les nuages et la pluie de tout à l'heure, d'autres choses aussi. Toujours est-il que ce début d'après-midi dominical se drape d'une certaine douceur. D'une certaine blondeur même. C'est le terme qui te vient à l'esprit. Il ne signifie rien, à part peut être cette douce lumière beige qui baigne ton salon. Un dimanche blond. C'est idiot. Y aurait-il des dimanches roux ou bruns ou... peu importe. Néanmoins les Pernice Brothers, comme Lloyd Cole sont des musiques brunes pour toi. Sans que tu puisses vraiment l'expliquer. Une histoire de filles probablement... A l'inverse, Léonard Cohen c'est de la musique blonde, comme Belle & Sebastian. Tu inventes des couleurs, des ambiances, des chaleurs, des frissons pour chaque chanson, pour chaque disque, pour chaque livre. Tu inventes des instants que tu n'arrives pas à vivre. Alors dans la douceur de ce dimanche après-midi blond, tu écoutes ce joli disque de musique brune délicate, un peu passé inaperçu à sa sortie. En rêvant à des brunes, des blondes ou des rousses...
Dresden Dolls : Dresden Dolls
Andrew Bird : The Mysterious Production Of Eggs
The Arcade Fire : Funeral
Rufus Wainwright : Want two
Nirvana : When the lights out
Eels : Blinking lights and other revelations
Beck : Guero
I am Kloot : Gods and monsters
The Smiths : The world won't listen
Hood : Outside closer
V.a : Golden apples of the sun
Jude : Sarah
Antony and the Johnsons : I'm a bird now
Black heart procession : 2
Lou Reed - John Cale : Songs for Drella
Pinback : Summer in abadon
Blonde Redhead : Melody of certain damaged lemons
Joy Division : Closer
Otis Redding : The definitive Otis